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mars
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Le choix de l’INSA de Strasbourg et la spécialité Génie Civil

Dans le milieu professionnel c’est une école d’ingénieur reconnue, qui  offre un parcours complet depuis la sortie du baccalauréat jusqu’au diplôme d’ingénieur.

La spécialité génie civil est un choix fait dès mon entrée dans l’école, l’acte de construire et sa technicité m’a toujours intéressé.

 

Intégration dans l’entreprise

Après avoir effectué un stage de 4ème année et mon Projet de Fin d’Etudes (PFE) sur le chantier de l’hôpital de Belfort Montbéliard, au sein de l’entreprise Bouygues Bâtiment Nord Est, on m’a proposé un poste d’ingénieur travaux sur ce même chantier.

 

Le projet actuel

Après plus de 2 années sur le projet du Centre Hospitalier de Belfort Montbéliard, je prends en charge en tant que responsable de projet la construction d’un centre d’hébergement EVI/EVAT pour le compte de l’ESID (Ministère de la Défense) à Belfort.

Le projet a pour objet la conception, la réalisation et la maintenance d’un bâtiment EVAT (Engagés Volontaires de l’Armée de Terre) de 100 places sur une emprise foncière du site de la caserne MAUD’HUY de Belfort.

Il est prévu la création d’une surface utile de 1135 m² divisé en chambre de 4 à 6 lits et en locaux communs tels que salle de cours, zone de soutien, zone de commandement et zone hygiène.

Le projet se situe à proximité en proche périphérie du centre-ville de BELFORT et non loin du fort de BELFORT. Le permis de construire est donc soumis aux Architectes des Bâtiments de France.

Le terrain est actuellement vierge de toute construction et les réseaux d’alimentation (EF, primaire) sont en attentes à proximité de la future construction.

Une autre particularité du projet, c’est l’exigence de la robustesse des installations à mettre en œuvre pour le maître d’ouvrage.

Le projet s’élève à un peu plus de 2 millions d’euros HT. J’en ai pris la charge au démarrage de la phase travaux en fin décembre 2016.

Le projet d’une surface de 1500 m² s’étale sur une durée d’un an avec 3,5 mois de gros-œuvre (GO) pour 3000h de production environ. Nous avons retenu un mode constructif en préfabriqué aussi bien pour les porteurs horizontaux que pour les porteurs verticaux avec comme particularité la mise en place de prémurs isolés au RdC.

 

Mes missions

Je suis en charge de l’intégralité du projet aussi bien en termes de qualité de réalisation, que de délai. La particularité du projet vient du fait que Bouygues Bâtiment Nord Est est à la fois : Mandataire du groupement de maîtrise d’œuvre, Entreprise générale et Entreprise en charge du lot gros-œuvre. Cela permet de maîtriser plusieurs fonctions.

  • Je suis délégataire du pouvoir sur le chantier, c’est-à-dire le représentant légal de l’entreprise sur le projet. Je suis donc le garant de la sécurité et de la tenue du chantier.
  • Je suis en charge des relations avec le client, le bureau de contrôle et les intervenants extérieurs (CARSAT, OPPBTP, URSAF, …) mais aussi du pilotage des sous-traitants.
  • Je suis aussi amené à retenir les détails techniques, les choix de produits les plus adaptés en terme de qualité, de durabilité et de coût.
  • Pour la partie gros-œuvre, que nous réalisons avec nos équipes, je me charge avec mon chef de chantier, des commandes de fournitures, de la mise en place des modes opératoires de travail et du suivi qualité.

Les tâches sont multiples, il faut jongler du détail technique aux points sur la sécurité en passant par la gestion financière.

Les compétences sont multiples mais tout s’apprend ! Il suffit d’être curieux et de savoir échanger avec les interlocuteurs et de faire preuve de rigueur.

 

Les difficultés rencontrées

La vraie difficulté pour moi en démarrant sur un chantier en phase corps d’état architecturaux (CEA) a été la maîtrise technique des corps d’état concernés. Nous sommes principalement formés à la partie gros-œuvre (GO) ou de conception lors de notre formation. Il a fallu rapidement traiter des détails techniques et assurer de la gestion de l’humain.

Néanmoins la formation INSA par la multiplicité de ces approches du bâtiment et ces réelles approches techniques nous permet d’arriver avec un socle de connaissances qu’il ne reste plus qu’à étoffer. Cela permet d’échanger avec les interlocuteurs et de comprendre rapidement les problèmes rencontrées. Pour la gestion humaine et relationnelle, la vie associative de l’école est suffisamment riche pour permettre de nous construire et développer nos compétences sur cet aspect.

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